Le Boulevard Européen

Le boulevard Européen1Le Boulevard européen est la zone située entre la chaussée de Haecht et la chaussée de Louvain, autour du boulevard Léopold III et de l’A201 entre le boulevard Général Wahis, l’aéroport et la Groene Vallei à l’est de Nossegem.

Excepté le bâti dans les villages et le long des deux chaussées, la zone n’a été construite qu’au 20ème siècle. Dans un terrain agricole relativement plat et ouvert, à partir du 19ème siècle, différentes fonctions requérant de l’espace ont été implantées, comme les cimetières de Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Bruxelles et Evere, des logements sociaux et l’aérodrome de Haren. La présence de l’aérodrome de Haren a donné lieu à l’implantation d’entreprises liées à l’aviation comme la SABCA, constructeur aéronautique, et Eurocontrol. Avec la boucle ferroviaire Est (Ligne 26), ces grands ensembles gênèrent le développement ultérieur de cette zone.

Ce n’est qu’au moment du déménagement de l’aéroport vers Melsbroek et Zaventem dans les années 50 que la zone connut un nouvel épanouissement avec l’achèvement du boulevard Léopold III et de l’A201. Avec l’arrivée de l’OTAN en 1967 et du dépôt de la STIB en 1975, de nouveaux quartiers résidentiels et de bureaux absorbèrent l’espace ouvert intérieur. La période au cours de laquelle la zone s’est développée, correspond au point culminant en termes d’urbanisme orienté vers la faible densité et l’automobile.

Au début de ce siècle, des zones étendues monofonctionnelles de bureaux ont été planifiées et développées (Keiberg, Bessenveld, Da Vinci). Aujourd’hui, dans ces zones, d’importantes parties sont abandonnées ou sous-utilisées. La politique de la ceinture verte était pendant cette période un contre-mouvement visant à préserver les derniers espaces ouverts (comme le Woluweveld).

A côté du parc Josaphat et du cimetière de Bruxelles, aménagé comme un parc, se trouvent Evere Sport, la gare de marchandises Josaphat, les parcs de Zaventem et la zone agricole située entre Zaventem et Nossegem, les principaux espaces ouverts de la zone.

Ces espaces ouverts sont cependant isolés et (malgré leur proximité réciproque) ne sont pas ou peu reliés entre eux.

Les développements suburbains et orientés véhicules connaissent, en raison de la congestion grandissante sur les routes, une mauvaise accessibilité qui ne s’est améliorée que récemment par un meilleur désenclavement en termes de transports publics, avec l’aménagement du tram 62 sur le Boulevard Léopold III, la liaison ferroviaire Aéroport-Quartier européen, et les plans du Brabantnet. L’extension prévue du métro de la gare du Nord à Bordet fait que Bordet pourra se développer en un pôle multimodal densifié urbain. Les autoroutes cyclistes planifiées apporteront également une amélioration structurelle en termes d’accessibilité. Le RER-vélo Louvain-Bruxelles est en grande partie réalisée dans le Brabant flamand, tandis que la réalisation du pont cycliste passant le Ring0 et la ramification vers l’aéroport est en préparation, tout comme l’autoroute cycliste le long de l’A201.

La Région de Bruxelles-Capitale envisage un nouveau quartier urbain sur une partie des chemins de fer actuels à Josaphat comptant notamment 1800 nouveaux logements, un espace vert et des bureaux. L’ancien site de l’OTAN permettrait, quant à lui, un développement mixte avec notamment 3.000 à 4.000 habitants.

La proximité de l’aéroport, des institutions internationales comme l’OTAN et la présence d’un espace ouvert rendent cette zone attractive pour les expats et les personnes exerçant une fonction temporaire dans une entreprise internationale. Socialement, il s’agit d’une zone très diversifiée, comptant de nombreux Européens hautement qualifiés. La bonne accessibilité internationale a également un côté négatif, à savoir les fortes nuisances sonores et la pollution de l’air, liées à la fois au trafic aérien et ferroviaire et à la circulation automobile.

La zone peut honorer sa vocation internationale en se profilant comme un boulevard européen cohérent entre la moyenne ceinture et l’aéroport. Le désenclavement via les transports en commun et le vélo forme le cadre du futur développement urbain, qui tiendra compte du bruit des avions. Il y a également les importantes lignes transversales pour relier les centres historiques de Zaventem, Diegem, Sint-Stevens-Woluwe, Haren et Evere à cet axe dynamique. La proposition des infrastructures urbaines nécessaires ainsi que la conservation, le renforcement et la liaison des espaces ouverts dans la zone Josaphat jusqu’à Nossegemdelle et de la Vallée verte sont également des priorités.

Les grands défis du Boulevard européen sont :

  • redévelopper les zones abandonnées et sous-utilisées (Keiberg, Ex-OTAN-Défense, Bordet) tout en améliorant le réseau de mobilité hiérarchisé
  • relier les uns aux autres et renforcer les espaces ouverts de sorte que l’on prenne conscience du paysage varié et qu’on l’utilise de manière active
  • mieux mettre à profit l’importante présence internationale ; le Boulevard européen comme accès à Bruxelles, à la Flandre et à la Belgique : ‘déroulez le tapis rouge pour les invités’

Les grands défis du Boulevard européen sont :

  • redévelopper les zones abandonnées et sous-utilisées (Keiberg, Ex-OTAN-Défense, Bordet) tout en améliorant le réseau de mobilité hiérarchisé
  • relier les uns aux autres et renforcer les espaces ouverts de sorte que l’on prenne conscience du paysage varié et qu’on l’utilise de manière active
  • mieux mettre à profit l’importante présence internationale ; le Boulevard européen comme accès à Bruxelles, à la Flandre et à la Belgique : ‘déroulez le tapis rouge pour les invités’