Le Boulevard Européen
Le boulevard Européen1

Le boulevard européen est la zone située autour du boulevard Léopold III et l’A201 et qui va de la chaussée de Haecht à la chaussée de Louvain et du boulevard Général Wahis à l’aéroport. La période pendant laquelle ce quartier a été aménagé correspond au paroxysme d’une urbanisation caractérisée par une accessibilité en voiture et une faible densité d’occupation.

Dans les premières années de ce siècle, de grandes zones de bureaux monofonctionnelles sont apparues dans les environs de l’aéroport (Keiberg, Bessenveld, Da Vinci). À ce jour, ces quartiers sont fortement touchés par l’inoccupation et la sous-utilisation. Dans la même période, la politique de la périphérie verte a fait office de contre-mouvement visant la préservation des derniers espaces ouverts (tels que le Woluweveld).

La Région de Bruxelles-Capitale prévoit la création de nouveaux quartiers urbains. Sur une portion des anciennes lignes de chemin de fer de Josaphat, on prévoit la création de notamment 1380 habitations, d’un espace vert et de bureaux. Le site de la Défense (anciennement de l’OTAN) est idéal pour abriter un nouveau quartier urbain mixte qui accueillerait environ 3000 nouveaux habitants, un zoning d’activités économiques et un grand parc.

La proximité de l’aéroport et d’institutions internationales telles que l’OTAN ainsi que la disponibilité d’espaces ouverts rendent cette zone attrayante pour les expatriés et les travailleurs venus occuper une fonction temporaire auprès d’une entreprise internationale. Sur le plan social, la zone qui nous occupe ici est particulièrement hétéroclite. La population y est très internationale et compte beaucoup de personnes disposant d’une formation élevée. La bonne accessibilité internationale a également son revers de la médaille. À savoir des nuisances sonores relativement présentes et une pollution atmosphérique très présente. On le doit tant aux avions qu’au trafic routier et ferroviaire.

Les effets toujours plus présents de la saturation routière provoquent une situation d’isolement dans les ramifications suburbaines prévues pour une accessibilité en voiture. Ce n’est que récemment que l’amélioration de l’offre de transport public, avec l’aménagement du tram 62 sur le boulevard Léopold III, la connexion ferroviaire entre l’aéroport et le quartier européen ainsi que les plans du Brabantnet sont venus améliorer la situation. Cette zone a été pensée en termes d’infrastructures à grandes échelles accessibles en voiture et d’« enclaves » monofonctionnelles isolées : zonings économiques, OTAN, Défense, villages nucléaires résidentiels, cimetières... On ne perçoit pas de cohésion et d’identité positive. La zone n’a ni les avantages de la vie en ville ni ceux de la vie en campagne.

L’amélioration de la couverture des transports publics et l’augmentation de l’utilisation du vélo forment le cadre du développement à venir qui se caractérisera par le mariage de la densification de l’occupation spatiale et du renforcement d’un réseau d’espaces publics, tout en tenant compte des nuisances sonores aéroportuaires.

Trois identités vont venir colorer cette zone : le boulevard européen, un réseau d’aménagement du paysage et un réseau pour une mobilité active.

Boulevard européen.
La zone du boulevard Léopold III et de l’A201 peut réaliser sa vocation internationale en se profilant comme parc-boulevard européen de la périphérie médiane à l’aéroport. Les plans de prolongement de métro de Bruxelles-Nord à Bordet permettront peut-être à cette dernière zone de se positionner comme centre densifié multimodal. Sur le site de la Défense, on prévoit, le long de la chaussée, le nouveau quartier général de la Défense (avec installations pour la tenue de congrès), une cinquième école européenne et un nouveau quartier urbain à haute densité avec des activités économiques.

Réseau d’aménagement du paysage.
Outre le parc Josaphat et le cimetière de Bruxelles qui a des allures de parc, la gare de marchandises de Josaphat, Evere Sport, les cimetières d’Evere et de Schaerbeek, le Woluweveld, les parcs de Zaventem et la zone agricole située entre Zaventem et Nossegem sont les espaces ouverts les plus grands de cette partie de l’agglomération. Malgré leur proximité, ces espaces sont isolés et ne présentent que peu, ou pas, de connexions entre eux. La conservation et le renforcement du contexte écologique ainsi que la connexion des espaces ouverts pour en faire un grand réseau d’aménagement du paysage de Josaphat à la vallée verte (à l’est de Nossegem) se combinent avec l’urbanisation et l’aménagement nécessaires de la zone.

Réseau pour une mobilité active.
Les plans d’autoroutes cyclables promettent une amélioration structurelle de l’accessibilité. La route HST Louvain-Bruxelles existe désormais en grande partie en Brabant flamand. La réalisation du pont cyclable au-dessus du Ring et les embranchements vers l’aéroport sont en préparation, tout comme l’autoroute pour vélos le long de l’A201. Pour combiner ce réseau pour une mobilité active, notons également les connexions transversales vers les centres villageois historiques de Zaventem, Diegem, Woluwe-Saint-Étienne, Haeren et Evere.

Les grands défis du Boulevard européen sont :

  • mieux exploiter la forte présence internationale ; un boulevard européen en guise d’accès à la Belgique, à Bruxelles et à la Flandre;
  • redévelopper les zones inoccupées et sous-utilisées (Keiberg, site de la Défense, Bordet) dans le cadre de l’amélioration du réseau de mobilité multimodale;
  • interconnecter les espaces ouverts et en renforcer l’approche écologique pour mettre en avant le paysage varié, pour l’activer et pour l’enrichir pour la faune et la flore;
  • développer un réseau pour une mobilité active.

Les grands défis du Boulevard européen sont :

  • mieux exploiter la forte présence internationale; un boulevard européen en guise d’accès à la Belgique, à Bruxelles et à la Flandre ;
  • redévelopper les zones inoccupées et sous-utilisées (Keiberg, site de la Défense, Bordet) dans le cadre de l’amélioration du réseau de mobilité multimodale;
  • interconnecter les espaces ouverts et en renforcer l’approche écologique pour mettre en avant le paysage varié, pour l’activer et pour l’enrichir pour la faune et la flore;
  • développer un réseau pour une mobilité active.